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 Complication d'une cible (part2) [PV Devin ; Bruno ; Jake]

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Jake Grey

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MessageSujet: Complication d'une cible (part2) [PV Devin ; Bruno ; Jake]   Jeu 10 Oct - 14:03

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Musique à fond dans la R8, Jackson Grey roulait à 200 km heures sur l’autoroute. Non, il n’était absolument pas pressé, mais l’adrénaline que procurait la conduite à haute vitesse, sans compter le pied de nez fait aux autorités, était juste trop précieuse et trop jouissive pour s’en passer. Le jeune milliardaire doubla une Cadillac par la droite en prenant bien soin de faire un clin d’œil à la conductrice, puis pris la sortie. Résolu à se montrer un minimum raisonnable dans la journée, il diminua considérablement sa vitesse, puis s’arrêta complètement.

- Oh non c’est pas possible quoi merde ! Putains de bouchons ! Allez roule !

Il enfonça largement le klaxon au point de le faire hurler bien au-delà du raisonnable (pour le coup), et lorsqu’il en eût assez, se mit à râler contre la météo pourrie de la journée. Au lieu des quinze minutes qu’il mettait d’habitude à rejoindre son night-club, Jake en mit quarante-cinq, ce qui acheva de le mettre de sale humeur. Sûr qu’il s’il redoublait une Cadillac par la droite maintenant, il ferait un doigt d’honneur à la conductrice. Le jeune homme gara son Audi sur sa place réservée en face du Dreams, et descendit sous la pluie. Il réajusta sa veste de costume gris clair et poussa la porte de la discothèque.

- James, Tony, Andréa, bonjour, ça va bien ? J’m’en fous en fait, je suis de mauvais poil. Où est Willa ?

Les quelques personnes qu’il venait de saluer ne tirent pas compte de sa mauvaise humeur et le saluèrent à leur tour d’un « Bonjour Monsieur Grey » poli. Evidemment, tout cela n’était plus qu’une question de principe, ils bossaient tous ensemble depuis maintenant des années, et s’entendaient comme des amis. Willa, la portée disparue, arrivait habituellement dix minutes avant Grey histoire de s’assurer que tout serait prêt à son arrivée, même le café. Jake et Willa entretenaient une relation étrange qui mêlait professionnel, amitié et affection, sans qu’ils aient pour autant un jour couché ensemble. Secrètement, l’un comme l’autre en avaient envie, mais ils ne franchissaient pas le pas. Ça gâcherait trop de choses.

- Monsieur Grey, Willa a téléphoné, elle aura du retard à cause de la circulation.

Jake acquiesça rapidement et si dirigea vers un de ses collaborateurs.

- Tony, est-ce que tout est prêt pour ce soir ?

- Toutes les livraisons se sont bien déroulées, on a cent-cinquante caisses de champagne et cinquante autres arrivent ce matin.

- Ce sera largement suffisant. Les spots et le DJ ?

- Tout est okay.

- Tu as pu renégocier le tarif ?

- Il a accepté Monsieur.

- Parfait. James, à quelle heure arrive l’équipe d’installation ?

- Ils seront là dans vingt minutes, Monsieur.

- Ils ont plutôt interêt, ils ont du boulot. Bon, s’ils arrivent avant Willa, elle est virée.

Tous sourirent, conscients que Jake ne renverrait jamais sa meilleure associée, et se remirent au travail. Le sol de la boîte de nuit était jonché de cartons et de préparatifs. Ce soir était la soirée la plus importante pour Jake Grey, gérant du night-club le plus huppé de tout New-York. Des personnes célèbres et fortunées étaient attendues, il n’avait pas le droit à l’erreur. Mais il le savait, il ne ferait aucune erreur. Grey ôta sa veste qu’il posa sur le bar et se servit un verre. Il était en train de le siroter tranquillement en admirant l’intérieur de sa discothèque lorsqu’on frappa à la porte principale. Il traversa la large piste de danse, la piste numéro trois en fait, et sinua entre les différents fauteuils et canapés disposés çà et là, jusqu’à atteindre la porte. Il ouvrit la porte.

- Vous avez de la chance ma chère Willa, j’ai bien cru que…

Jake s’interrompit en voyant son interlocuteur. Ou plutôt le destinataire de ses paroles parce qu’ils n’avaient pas encore parlé. Oui, ils, parce qu’ils étaient deux à se tenir là, sous la pluie. Deux homme, un jeune un vieux. Allez hop, catégorisés.

- Mmmh, vous n’avez pas les yeux sublimes de mon assistante. Désolé les gars, on n’ouvre qu’à 23h. Repassez à cette heure-là, vous verrez il y a une ambiance de folie. Salut !

Et il referma la porte. Voulut refermer la porte. Le plus vieux des deux la retint et se présenta rapidement.

- Bon eh bien vous avez au moins le don de m’intriguer. Entrez. Vous voulez boire quelque chose ?

Le patron du Dreams accompagna ses visiteurs jusqu’à un sofa près du bar, et leur fit signe de s’installer.

- Je vous en prie, mettez-vous à l’aise.

Lui-même  déboutonna légèrement sa chemise blanche et, verre à la main, bouteille et deux verres vides posés sur la table, s’installa à son tour.

- Alors messieurs, que puis-je faire pour vous ?
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Devin Ozerov

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MessageSujet: Complication d'une cible (part2)   Jeu 17 Oct - 7:18

Vous avez de la chance ma chère Willa, j’ai bien cru que…
Que vous étiez un homme ? Que vous étiez deux ? Que vous transportiez une grosse mallette avec vous ?

Alors forcément, les hommes devaient avoir moins de prestance que ladite Willa. Surtout Devin, avec sa grosse veste de parka, ses cheveux coupés courts sans la moindre imagination, ses traits durs malgré sa mine avenante. Son apprenti, lui, était beaucoup plus frais, mais la relativité était ce qu’elle était : une ancre. Et un jeune homme tout ce qu’il y avait de plus amène ne faisait pas bonne mine à côté de son papa.
Heureusement pour lui, Devin n’était pas son père. Il était son arrière-arrière-grand-père.

Porte-au-pieds.
Bonjour ? On ne voudrait pas nous imposer, mais vous êtes en train de m’écraser le pieds.
- Si ça peut vous rassurer, on n’est pas des mormons.
- Bon eh bien vous avez au moins le don de m’intriguer. Entrez. Vous voulez boire quelque chose ?
- Et pourquoi pas ? A votre guise monsieur !


A votre guise. Qu’est ce que ça pouvait faire vieux, cette expression. Il y des fois où l’on reconnaissait parfaitement un homme qui avait vécu plus que de raison. Si son langage s’était raffiné, ses rides aussi, même si elles n’étaient pas aussi visibles qu’on voudrait bien le croire. A l’intérieur, il avait beaucoup de rides ; après tout, à quoi ressemble la surface du cerveau ?

Il s’installèrent sur un canapé très confortable. Tellement confortable qu’il donnait l’envie de ne pas retourner dehors, de boire et boire encore, de se morfondre dans le moulage de ce moelleux tandis que de jeunes éphèbes draguaient les filles les plus belles sur la piste de danse. Il n’y avait pas de filles laides sur les canapés. C’était le banc de touche. Le canapé était réservé pour ceux qui - comme en entrant en enfer - avaient perdus tout espoir. A monde nouveau, nouvelle caste : les célibataires étaient les enfants rois, la piste leur scène. Une boîte de nuit avait tout d'une arène de gladiateur. Elle était juste plus cruelle.
Il y avait tellement longtemps que Devin ne les avaient plus fréquenté. Maintenant, là, tout de suite, assit sur ce délicieux canapé, la piste de danse en arrière-plan, il n’arrivait plus à comprendre comment il avait bien put prendre autant de plaisir à jouer une reconstitution d’une scène de la vie quotidienne dans le métro sur fond de musique bruyante. Il aimait toujours la musique bruyante. Il détestait toujours le métro.
Cependant, il comprenait qu’il n’aurait pas de peine à convaincre son interlocuteur.

- Alors messieurs, que puis-je faire pour vous ?
- C’est marrant, j’allais vous poser la même question.


Sur ce, le bruit lourd de la mallette s’écrasant sur la table.
Pas une de ces mallettes qui avaient l’air remplies de sommes astronomiques en coupures de vingt dollars ; elle avait plutôt l’air d’un truc de prof, de comptable, d’homme d’affaire des années 70. Est-ce que monsieur Grey serait déçu lorsqu’il apprendrait qu’il ne s’agissait pas d’argent ? On espère tellement trouver de l’or au pieds d’un arc-en-ciel. On espère tellement que les arcs-en-ciel aient des pieds.

Et si je vous disais que j’avais l’intention de vous vendre ceci…” Fit-il en montrant l'objet en question. Il tourna la tête vers son jeune acolyte. Il attendait de voir comment celui-ci se débrouillait avec les gens. Après tout, dans un rêve, il fallait tout autant convaincre, séduire et argumenter que dans la vraie vie.
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